Pourquoi les artistes ne sont pas associés au décisions des Musées d'art contemporain, des Frac fond régional d'art contemporain ou des Centres d’art contemporain, cette demande n’est pas une première, ça fait des années que les artistes l’éxigent comme le texte de l’UNESCO sur le statut de l’artiste le recommande... Lorsque les artistes y sont associés, ils sont nommés par ceux qui dirigent ce genre d’institution. Démocratie et institutions en art contemporain en France, il y a plus qu’un divorce, puisque il n’y a jamais eu de mariage.
 
La situation a quand même été le sujet de plusieurs livres avec des points de vue différents sur les institutions ou sur l’art contemporain en France... Philippe DAGEN, "La Haine de L’art" Jean-Philippe Domecq "Artistes sans art ?" ou "nouvelle introduction à l’art du 20e siècle" sans compter les essais critiques sur les Frac et d’autres livres...
 
Au sujet des musées d'art contemporain ou centres d’art contemporain... Je pense qu’il y a quelque chose à inventer ou à réinventer en cherchant où il y a eu échec et ce n’est pas obligatoirement dans notre production artistique...
 
Les générations futures seront-elles soumises à la même politique culturelle mise en place il y a 25 ans, comme nous artistes aujourd'hui nous sommes soumis et contraint à la spécificité "muséale" ?
 
je continue de citer Yves Michaud dans "L’art à l’état gazeux, essai sur le triomphe de l’esthétique" : "Archiver, c’est trier pour garder l’essentiel qui fait sens et pourra à nouveau faire sens quand on en aura besoin."(...plus loin) "Non seulement la préservation signifiante est impossible dans le présent où tout se vaut, mais elle l’est a priori aussi à titre de tâche de rétrospective : la nature de l’archive fait de la réappréciation ou de la relecture de pures fictions. L’archive répète les conditions du présent et de son obsolescence. Réapprécier le passé en y produisant des hiérarchies et des perspectives nouvelles est impossible (...)" Puis il parle de la mode, je le cite "c’est la mode - qui est le sens d’un monde dépourvu de sens, la singularité signifiante d’un monde où il n’y a que des singularités insignifiantes. L’archive est donc forcément l’archive de la mode (...)" (un peu plus loin) " Si bien que la possibilité de relire l’histoire de l’art contemporain est trés limitée, pour ne pas dire nulle. Soit il s’agira d’exhumer les effets de mode en décidant de montrer avec une audace sidérante la rétrospective d’un artiste à la mode ou un regroupement thématique nouveau d’artistes déjà à la mode. C’est ce que font les musées et centre d’art à longueur de programmation. (...)
 
alors comment un artiste ou des artistes lancent une mode ?
 
On pourrait presque écrire la suite avec le livre de Jean-Philippe Domecq "Artistes sans art ?" je le cite au sujet des avant-gardes dans les années 70 ; "On reconnaît bien là une tendance par laquelle l’histoire des avant-gardes a pu s’autolégétimer et se perpétuer : l’historicisme. C’est à dire que chaque mouvement artistique est considéré comme significatif dés lors qu’il se distingue du précédent, sans préjuger du moyen par lequel il s’en distingue (...)". (un peu plus loin avec certainement une petite note d’humour) "On est dans le significatif perpétuel."
 
Alors sortons des musées, c’est ce qui a été déjà fait depuis longtemps !!!
 
Je continue de citer Jean-Philippe Domecq dans "Artiste sans art ?" au sujet d’un artiste que nous connaissons tous : "les artistes qui « interviennent in situ » sont, au bon sens du terme, des éveilleurs." (une solution qui nous sauve, je continue de le citer) "C’est à dire que leurs interventions désignent à notre attention tout ce que l’habitude gomme à nos yeux dans les lieux de la banalité quotidienne. Telle est leur fonction créatrice" (c’est une belle définition, je continue) "Elle a pour origine la remise en cause de l’art comme création sans conséquence sur la vie. La remise en cause également de l’oeuvre enclose et définie par l’institution." (pourtant avec la critique qui suit ce texte sur cet artiste connu, on comprend vite la limite de ce genre d’action, je continue de le citer et je remplace le nom de l’artiste en question par [@]) "Quand nous voyons ces rayures, le déclic mental se fait, aussi simpliste que son procédé : nous voyons [@].Loin de nous ouvrir les yeux sur le monde, [@] nous oblige à voir une marque, la marque [@], qui n’est pas de la lessive ni de voiture, mais d’artiste."(...) "Promouvoir une marque sans produit, un sigle sans autre référent que lui-même." Puis il nomme les responsables c’est à dire non pas les politiques mais ceux qui font l’opinion esthétique. (je rajoute : qui sont les mêmes que ceux qui légitiment les choix des musées...)
 
Institutions culturelles=marques?
 
Je cite Fabrice Hergott nouveau directeur du Musée d’Art Moderne de la ville de Paris dans la presse Libération du Samedi 18 aout 2007 (je ne sais pas si on peut citer le journal et il y a un lien sur le net, si c’est permis le modérateur le mettra...)
 
Donc je cite : " Acquérir une collection d’art contemporain est devenu quelque chose de trés valorisant. Cela a stigmatisé la conccurence entre les institutions qui sont désormais perçues comme des marques, supposant une stratégie proche de celles des marques et une offre à destination du public qui soit en permanence renouvelée".
 
institution = marque: drôle de conception républicaine ? Lili-oto
 
Je continue au sujet de Fabrice HERGOTT nouveau directeur du musée d’art moderne de la ville de Paris et de l’article du samedi 18 août 2007.
 
"L’intérêt d’une programmation est d’être au plus proche de ce qu’on trouve important, intéressant, de ce que l’on a envie de voir. Il s’agit au fond de quelque chose extrêmement créatif dans la façon dont on agence les différents domaines, les différentes oeuvres." Non Monsieur Fabrice Hergott vous n’êtes pas un créatif, pas plus qu’un artiste et l’agencement d’œuvres dans un espace relève d’une analyse et pour un artiste contemporain vivant d’une liberté pour l’artiste d’agencer son exposition comme il l’entend. Après la mode, la marque qui est une insulte pour le rôle réel des institutions en France nous voilà au créatif. Ce que aux Apea, artistes plasticiens plasticiennes en Aquitaine nous avions dénoncé dans nos deux lettres ouvertes sur le Frac Aquitaine, ils se prennent tous pour des artistes, dans le foot, les cuisiniers, certains viticulteurs, dans les musées, les Frac, dans la Pub, mais aux artistes plasticiens ont leur dit : "Vous n’êtes que des plasticiens !"
 
Pourquoi une marque ? Parce que Monsieur Fabrice Hergott ce prend pour le PDG du nouveau musée d’art moderne de la ville de Paris pour faire plaisir à sa ministre de la culture Christine Albanel ou à monsieur Bertrand Delanoë maire de Paris et mettre une couche de Libéralisme dans son discours sur l’institution culturelle et publique ? Le problème est qu’en économie libérale les musées sont privés et ne jouent pas avec l’argent du contribuable. Je continue de citer Monsieur Fabrice Hergott " Et dans un musée aussi important que le musée d’Art moderne, le travail ne peut se faire que dans un réseau à la fois d’affinité et d’intérêt, au sens de curiosité." . Voilà, le mot est dit "RESEAU", les mêmes réseaux que nous dénonçons aux Apea dans les Frac qui placent aux commissions techniques leurs propres petits copains qui achèteront à leurs propres petits amis. Le montage d’exposition pour favoriser tel marchand, agent ou artiste pour faire monter ou maintenir des côtes, oui Monsieur Fabrice HERGOTT a bien raison de citer les réseaux qui programment l’exclusion d’artistes plasticiens talentueux pour favoriser des artistes peu regardant sur ces montages douteux. Je continue de citer Monsieur Fabrice HERGOTT : " Sans que cela soit pour autant idéologique (je rajoute : ce n’est pas de mode et ni de marque !) , c’est à dire que ce n’est pas une position ou une vision du monde très affirmée (je rajoute: on gomme la singularité de l’œuvre et de l’artiste) contre une autre, c’est, je le répète, plutôt une musique, une tonalité." Heureusement que Monsieur Fabrice Hergott n’est pas conservateur d’un musée sur la résistance ! Donc le gros mot à bannir est " idéologique " et donc vous ne verrez pas d’exposition par exemple sur la « Nouvelle Objectivité » car vous risquez de voir des dessins ou des peintures de DIX, BECKMANN ou GROSZ qui vont vous chanter une petite musique classée " art dégénéré ".Lili-oto :Hommage à Otto Dix
http://lili-oto.over-blog.com/categorie-989501.html
 
Un véritable statut pour les artistes, une loi...
 
proposition de loi: la loi d'obligation de reconnaissance proposée par les Apea, association des Artistes Plasticiens Plasticiennes En Aquitaine
http://apea.over-blog.net/
 
Loi d'obligation de reconnaissance  
 
"On entend par "artiste" toute personne qui crée ou participe par son interprétation à la création d’oeuvres d’art, qui considère sa création artistique comme un élément essentiel de sa vie, qui ainsi contribue au développement de l’art et de la culture, et qui est reconnue ou cherche à être reconnue en tant qu’artiste, quelle soit liée ou non par une relation de travail ou d’association quelconque. La loi d'obligation de reconnaissance vise à garantir l'obligation du respect du droit des artistes sur tout le territoire français, à exercer une activité artistique sans être sujet d’une discrimination sociale , économique ou politique, sans être l’objet d’exclusion ou de préférence fondée sur l’opinion politique, philosophique, artistique, l’origine raciale, religieuse ou sociale .
 
 
Nous devons défendre notre activité artistique, notre droit de présentation, la rétribution lorsque notre travail est exposé, nous sommes les seuls artistes à ne pas être rémunérés lorsque nous sommes à l'affiche. Notre vie professionnelle doit bénéficier d'un véritable statut et d'une loi définissant notre activité d'artiste au sens le plus large, c'est pour cette raison que nous exigeons que le texte de l'UNESCO devienne une loi en France. Depuis au moins deux millénaires d'activités artistiques, il est temps en 2007 qu'un statut de l'artiste soit défini par la loi.
 
« Une obligation de reconnaissance » que la démocratie, le peuple, le gouvernement français, le Parlement et le Senat nous doivent. Lili-oto




-

<<RETOUR/HOME/CPAC

 

Retour à la page d'accueil

Syndication

  • Feed RSS 2.0
  • Feed ATOM 1.0
  • Feed RSS 2.0
hebergement de site web sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network - Signaler un abus